Cahin-Caha (Tarapâpu!)

Plume Latraverse

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Intro :                J'me d'mande parfois j'me d'mande souvent dépendant d'comment vient le vent Quand accoudée au bastingage la mémoire déballe son bagage Et que le temps ce vieux forçat laboure son grand champs de remords J'me d'mande comment t'aurais pris ça Caïn, si tu n'était pas mort ? Toi qui r'luisais comme un blasphème, toi qui était l'anarchie même Le front cinglé au mal d'amour se meur de trouble, gueulard, balourd Toi qui crachait ton malheur essaimé quand le bonheur nous infestait Je crois t'avoir un peu aimé parce que les autres te détestaient... C'est tout comme s'il y avait des gens      pour qui la vie est indigeste     C'est tout comme s'il y avait des gens     Qui sont p't être mieux morts qu'indigens !             Il y a du temps qu'il faut cueillir car il n'est pas fait pour veillir T'était pas fait pour vivre longtemps : tu as étiré tes vingt ans Avec ta démarche incertaine t'aurais pas pu, je le répète Poigner la courbe de la trentaine sans que tes bretelles ne pètent Ce train qui délaisse l'âge tendre n'a pas pri le temps de t'attendre Tu s'rais resté su l'quai d'la gare à voir les années qui égarent T'es p-t'être aussi ben d'être mort, mon vieux ! J'sais pas c'que t'aurais pu dev'nir T'aurais eu d'quoi t'sentir en vieux quelque part, t'avais pas d'av'nir ! C'est tout comme s'il y avait des gens      pour qui la vie est indigeste     C'est tout comme s'il y avait des gens     Qui sont p't être mieux morts qu'indigens !             Tiens, Je vais t'donner des nouvelles attends que j'tourne la manivelle Un tel qui était si débonnaire est devenu un fonctionnaire L'autre qui ne marchait pas au pas qui se soûlait comme un débile Est retourné voir son papa pour vendre des automobiles Celui qu'un grand souffle animait tellement qu'il jurait que jamais On n'le tourn'rait en dérision fait l'trèfle à la télévision D'autres ont vraiment tout arrêté déjà qu'ils n'en m'aient pas trop large ! Ont fini en parfaits ratés et vivent encore plus dans la marge... C'est tout comme s'il y avait des gens      pour qui la vie est indigeste     C'est tout comme s'il y avait des gens     Qui s'raient p't être mieux morts qu'indigens !             Nous, on n'est pas trop dispersés on s'tient toujours loin, comme tu sais Des grands boul'vards d'la réussite c'est pas les mode qui nous excitent T'es mort dans nos années flyées pis aujourd'hui t'es mort de rire Caïn, tu va nous faire brailler... Pis dire qu'on pouvait pas t'souffrir ! On s'est gardé un coin d'bohème pour se chatouiller le système On trinque encore sous le même toit et puis, les fois qu'on parle de toi On se dit, sans aucun remords... Tu vois comme on est corrompus On s'dit qu'dans font, t'es ben mieux mort Caïn, parce que  Tarapâpu ! ! !

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empty heart empty heart A7, Dm, G7, C, D7, C7, F, B7, E, D, A, G, C#7, F#, Em, E7
empty heart empty heart Am, Bm, C, Dm, G, E, D, B, Abm
empty heart empty heart Cm, G7, Eb, Fm, C7
empty heart empty heart C, A, F7, Dm, G, A6, Ab7, Dm7, E7, Am, D7, G7
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empty heart empty heart G, D, A, E
empty heart empty heart C, Dm, E, Am, F, Fm, Ab, G, Bb, C7, Cm, D
La chanson évoque une réflexion sur la vie et la mort à travers le personnage de Caïn, symbole de rébellion et de mal-être. L'artiste s'interroge sur la manière dont Caïn aurait vécu les épreuves de la vie s'il avait été encore en vie, rendant hommage à ceux qui se sentent étrangers au monde qui les entoure. L'absence de ce personnage est ressentie comme une forme de liberté, où des gens, en lutte avec leurs démons intérieurs, trouvent parfois leur place dans la marginalité plutôt que dans la conformité. Dans un contexte plus large, la chanson parle de la désillusion que certains ressentent face à la routine et aux normes sociétales. Les souvenirs et les choix de vie sont entrelacés avec la nostalgie d'une époque révolue, où la bohème et l'insouciance prennent le pas sur les responsabilités et les attentes de la société. C’est une ode à ceux qui, comme Caïn, se démarquent par leur singularité, même dans la mort.