Ignace
Fernandel
Lorsque je suis né Mes parents é - ton - nés Firent tout d'abord un drôle de nez Quand vint le docteur J'appris avec ter - reur Que j'aurais pu être ma soeur Quand on s'aperçut Qu'j'avais quéqu'chose en plus Ils me baptisèrent alors tout émus : Ignace ! Ignace ! C'est un petit, petit nom charmant Ignace ! Ignace ! Qui me vient tout droit de mes pa - rents Ignace ! Ignace ! Il est bien et me va comme un gant Moi, je le trouve plein de grâce I - gnace ! Ignace ! Je n'm'en crois pas Mais il me place Ignace, c'est un nom charmant. J'pourrais, attention M'app'ler sans prétention Machin Chose ou bien Tartempion On n'la pas voulu Et je suis convaincu D'avoir un nom comme on n'voit plus Mais en vérité Je l'dis sans me flatter Ca me donne une personnalité. Si j'suis père un jour D'un enfant de l'amour Je veux qu'il s'appelle à son tour Du nom délicat Et fin de son papa C'est bien mieux que Jules ou Thomas Si c'est un garçon Et qu'il fasse des façons Je lui dirai : Ecoute, mon mignon...